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Métiers du bois

Métiers du bois

À la ferme, à la chaumière ou à l’estaminet, le bois est partout. Prés et pâtures étaient entourés de chênes et d’ormes, notamment dans la région appelée Houtland, “pays du bois” en flamand, partagée entre la Flandre française et belge.

Le charpentier

À l’origine, charpentier était le nom donné à tous les artisans du bois. Jusqu’à la révolution industrielle, son métier s’exerce exclusivement avec du bois. Avec le développement de la sidérurgie sur d’autres matériaux, comme les métaux, on parle ensuite de charpente métallique et de charpentier en fer. Son domaine professionnel est la charpenterie.

La signification s’est précisée pour désigner celui qui choisit les bois de charpente mais surtout dans sa construction.

Il est chargé, sur les chantiers ou lors de rénovations, de la construction (taille) et mise en place (levage) ou de l’entretien des charpentes. Il peut travailler sur les églises, les monuments historiques, les ponts, les bâtiments industriels ou le logement individuel. Il réalise également les plafonds à la française, les coffrages pour les maçons ou les maisons en bois.

Le métier de charpentier recouvre tous les métiers du bois de fuste (de construction, opposé au bois de chauffe) qui participent à la construction des cathédrales, des églises, des forteresses et des maisons à pans de bois en réalisant les charpentes, les moules de voûtes ainsi que les échafaudages et les appareils de levage : grues, roues à écureuil, etc.

Le maître charpentier est alors autant architecte qu’œuvrier (mot qui se transforme plus tard en ouvrier) et travaille avec le maître-maçon et le tailleur de pierre. Il est accompagné des apprentis et des compagnons.

On distingue jusqu’au XVIIe siècle :

  • les charpentiers de la grande cognée pour les travaux de grande structure et les planchers,
  • les charpentiers de la petite cognée, pour ouvrages de moindres dimensions comme les coffres et les bancs.

Ces derniers s’étant spécialisés dans la fabrication d’ouvrages plus petits, lorsqu’ils fabriquaient des portes plutôt que des portails ou portes monumentales (tout ce qui concerne les huisseries), on disait qu’ils s’occupaient de la menu huisserie (qui deviendra menuiserie)

Exemples d’outils :

Un vocabulaire, assez fleuri, illustre la variété des outils : varlope, wastringue, ragasse, bouvet, gueule de loup, pied de roi….

Pour le travail du bois, les outils du charpentier sont communs à ceux du menuisier :

  • de traçage : règle graduée ou non, équerre, équerre alsacienne, fausse équerre, équerre à angle, trusquin, traceur de courbe, compas d’épaisseur, compas de traçage et crayon ou pointe, fil à plomb, cordeau, cordex, niveau ;
  • de sciage : scies diverses (à tenons, à chantourner, guichet, à cheville…) ;
  • de tranchage : rabots (plans et de différents profils), gouges, varlopes, râpes, ciseaux, planes, herminette, doloire, bisaiguë, 1/2 bisaiguë, ébauchoir ;
  • de serrage : étaux, valets, claveaux, boîtes à coupe ou à onglets, presses à plane, presses à placage, servantes.

Le menuisier

L’un de ces artisans, avec le charpentier, l’ébéniste et le sculpteur, est le menuisier. Il devait tout savoir faire, depuis le berceau jusqu’au cercueil. Les ouvriers du « tour de France » apprenaient leur métier avec le compagnonnage. Après 4 à 5 ans de stages de 3 à 6 mois auprès de maîtres charpentiers, ébénistes ou menuisiers, ils revenaient à l’atelier familial, forts d’une riche expérience.

La forêt était un lieu fréquenté par les ouvriers à la tâche et les bûcherons qui louaient leurs services pour abattre les arbres en dehors de l’hiver. Les scieurs prenaient alors le relai, en binôme avec une longue scie à grosses dents, munie de deux poignées, manœuvrées de haut en bas pour créer poutres et planches.

Après la pénible coupe du bois, le menuisier peut utiliser toute une variété de scies à main, de maillets, marteaux, ciseaux à bois, gouges, limes pinces et tenailles.

Il possédait une charrette à bras portant le bois et l’outillage. Il restait parfois une semaine dans les fermes pour arranger les portes, clinches, pieds de table, changer le planché du grenier, redresser une ferme de charpente, changeant les volets …
Le menuisier était aussi peintre et tapissier. L’importance d’un atelier s’évaluait au nombre d’établis. S’il y en avait 4, c’était que le maître menuisier employait 3 apprentis.